Une vie à travers un clavier

Ou blogue cherche lecteur

28 août 2007

Qu'est-ce...

Qu'est-ce qui est le mieux: garder sa job et se faire chier parce que c'est dangereux, mal payé et que j'vais devoir me taper beaucoup de transport en me frustrant, tenter de négocier avec son patron même si on vient d'arriver pour être localisé proche de chez soi dans un endroit où je me sens plus à l'aise ou bien abandonner cette job-là et tenter d'en trouver une plus plaisante ?

Mal de tête et nuits de sommeil perturbées à venir...

23 août 2007

TVA, TVA, TVA...

Dans la catégorie « chialons pour chialer », parlons aujourd'hui de TVA, un poste tellement riche dans son journalisme que ça n'a d'égal que le pathétisme de son contenu. Je regarde mon père, je regarde des amis, je regarde des centaines de milliers de personnes branchés sur leur téléviseur à regarder Pierre Bruneau et sa bande de pseudo-journalistes et je suis littéralement en train de me demander où s'en va la société en absorbant une quantité phénoménale de sensationnalisme et de stupidités déblatérées par ce réseau « au coeur de l'événement ».

TVA, c'est avant tout la machine Quebecor. Et la machine Quebecor, ce qui l'intéresse, c'est avant tout le sensationnalisme, les petites nouvelles sans but ou qu'on nous ressasse encore, encore et encore pour faire pleurer ou émerveiller les matantes et mononcles de ce monde incapables de voir que ce n'est pas du journalisme qu'on nous présente à chaque soir, mais un amalgame d'imbécilités destinées à la masse pour les émouvoir et non pour les faire réfléchir.

Des exemples pour appuyer mes dires ? Très bien, allons-y. Vous souvenez-vous du petit Jérémy ? Oui, cet enfant malade qui est devenue une vedette instantanée sans aucun talent, mais tellement cute parce qu'il était malade et qu'il allait chanter devant le pape. On nous l'a repassé encore, encore et encore pendant des journées entières avec les mêmes reportages. Pire, on a même envoyé un journaliste au Vatican pour suivre son périple (Dieu, sauvez-nous). Bref, on s'est servis de cet enfant pour faire exploser les cotes d'écoute. Et récemment, on s'est servis d'un autre enfant au réseau « au coeur de l'événement » avec l'affaire Cédrika Provencher. Qu'on me comprenne, je trouve extrêmement désolante la situation pour les proches et j'espère de tout coeur qu'on la retrouvera. Mais bordel, pourquoi nous ressasser des reportages sans arrêt sur cette disparition alors qu'il y a des milliers de disparitions par année au Québec ? Pourquoi médiatiser des informations qu'on devrait tenir secrètes pour le bon déroulement de l'enquête (très brillant d'avoir annoncé les barrages routiers, comme si le kidnappeur n'allait pas les éviter ainsi) ? Et pourquoi tenter de faire le travail des enquêteurs et conclure à des stupidités comme le fait qu'elle se soit probablement fait violer parce qu'on a trouvé un condom dans les bois ? On se sert encore une fois d'un enfant pour attirer les masses, non pas pour faire du vrai journalisme. Au lieu de laisser les enquêteurs faire leur travail en quiétude, on nous bombarde à chaque jour d'informations sur la petite Provencher au point où certains en sont écoeurés et ne veulent plus rien savoir de toute cette affaire. Pourquoi avoir mis autant d'acharnement dans ce cas de disparition ? Pourquoi utiliser un drame d'une telle façon ? Tout cela me rend malade, carrément.

Et d'autres exemples de pathétisme journalistique, il en pullule au réseau TVA. Que ce soit les reportages de l'hélicoptère TVA qui n'ont ni queue ni tête. Ou l'émission spéciale d'une heure et demie sur la mort d'un soldat canadien en Afghanistan (déplorable, je l'avoue, mais combien de milliers de soldats sont morts depuis le début du conflit sans qu'on n'en fasse une émission spéciale à chaque fois ?).

Bref, TVA, c'est un poste que j'ai proscrit lorsque je veux me renseigner. Ce qui me peine le plus, c'est de voir que des milliers, voire des millions, de personnes n'ont pas encore réalisé à quel point ce réseau fait honte à la profession journalistique et abaisse la qualité de l'information transmise en privilégiant l'attirance des masses plutôt que la transmission d'informations à la fois diversifiées et de qualité. Car faire réfléchir chez TVA, c'est un objectif qu'on ne désire vraisemblablement pas réaliser, sous peine de perdre des téléspectateurs et, ainsi, des profits.

09 août 2007

Niaisage

Parce que je trouve l'image aussi stupide que drôle, je la partage avec vous:

02 août 2007

CSST

Hey, c'est cool être sur la CSST, tu restes chez vous à rien faire pis t'es payé ! Méga full le fun hein ? ........... Non, pas vraiment.

Cette réflexion (ou remarque, appelez cela comme vous voulez), je l'ai entendue à de nombreuses reprises. Étant désormais sur la CSST pour accident de travail, je peux vous dire que c'est loin d'être le paradis. Oui, je suis chez moi. Oui, je vais recevoir de l'argent. Mais en suis-je plus heureux ? Non parce que de un, c'est ennuyant, et de deux, l'accident que j'ai eu fait très mal et vient d'annuler d'un seul coup un tas de projets que j'avais.

Comment me suis-je retrouvé comme bénéficiaire de la Commission de la Santé et de la Sécurité au Travail (ouf, assez long...) ? Tout simplement parce qu'en tant qu'agent, j'ai tenté de procéder à une arrestation pour fraude. Deux jeunes se sont introduits au magasin et ont arraché des codes barres pour les remplacer afin d'acheter un robinet d'une valeur de 400$ pour 20$. Les caissières ne regardant jamais leur écran pour voir si la marchandise correspond au code UPC scanné, c'est aux agents à agir dans de tels cas. Ayant tout capté par caméra, moi et ma patronne nous sommes rendus à la sortie pour intercepter les deux jeunes. L'un a figé, l'autre s'est débattu et a projetté ma patronne dans la fenêtre. Étant plus grand et bâti, je l'ai retenu, mais sa force ayant décuplé en raison de son énervement, j'ai eu excessivement de difficulté à le maîtriser. Finalement, il m'a projeté sur le sol en me cassant le pied gauche, le tout sous les yeux ébahis et horrifiés d'une bande d'enfants passant dans le coin.

Donc non, être sur la CSST, ce n'est pas le paradis, loin de là. Mon pied est enflé, je dois marcher avec une botte de marche et des béquilles et je peux à peine bouger en dehors de chez moi. En espérant qu'avec ma déposition demain au poste, ils pourront lui mettre la main dessus afin que je porte plainte contre cet enfoiré...